6- Le goût du terrain
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Au bout de deux ans, tu repars. Pas trop difficile ?

Si ! Mais le plus difficile a été de reprendre les études… Il y avait le goût du terrain qui laisse une grande nostalgie !

Le "goût du terrain". C'est une belle expression ! Mais du coup, j’ai une question : Aujourd’hui, tu es loin du pays Bamiléké. Tu es passé par le Nord-Cameroun, Yaoundé, la Guyane, Lyon. Tu ne sais pas vraiment ce que l’avenir te réserve. Or dans tous ces lieux, tu as rencontré des personnes et tu as noué des amitiés. Comment vis-tu le fait que comme missionnaires, nous nouons des relations très fortes et que, dans le même temps, il faut pouvoir partir, aller plus loin !

Grosse question, même si, aujourd’hui, les contacts demeurent plus aisément avec les moyens de communication ! Oui, penser au fait que le missionnaire est celui qui part, m’aide à me rendre compte que, comme dit la formule, "la mission ne nous appartient pas". Là, on en prend conscience. La mission est le fruit de l’Esprit. C’est à cela que cette question me renvoie. On s’engage, on donne sa vie pour la mission et, en même temps, il y a une dépossession à faire. La mission, j’y contribue, j’apporte ce que je suis, mais ce n’est pas ma propriété. Cette mission, ces personnes, c’est pour le Christ. C’est l’Esprit qui conduit la mission !

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