

Le noviciat se termine, tu prononces tes premiers vœux et tu pars suivre une formation en philosophie à Yaoundé. Tu connaissais cette ville ?
Oui ! Mais avec l’expérience du Nord, ce n’était plus tout à fait pareil ! Y revenir comme jeune religieux donnait une autre coloration à ce qui était vécu.
J’ai passé deux années là-bas sans événement particulier à souligner. On suivait des cours, et il y avait la vie de la communauté, encore plus élargie qu'au noviciat.
Deux bonnes années où c’était surtout l’approfondissement de tout ce qui est apprentissage des Constitutions et Règles et de l’histoire de la congrégation.
Qu’est-ce qui s’est approfondi en toi ?
La réflexion sur la mission. C’est là que j’ai pu résumer ce que j’avais vu et vécu dans le Nord. Je ne trouve pas de mots appropriés pour le dire mais, le fait de faire des études de philosophie m’a permis d’accueillir, de résumer ce que j’avais vu au Nord-Cameroun, de résumer l’expérience, avec la question du dépaysement dont je parlais. Tout ce que j’avais vécu, je l’avais bien présent à moi-même à ce moment-là. Les études m’ont permis de mettre des mots sur cette expérience-là.
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