

Thierry, racontes-nous ton parcours
Si j’ai été baptisé bébé, c’est au collège que j’ai fait une démarche de réappropriation de la foi. Au lycée, dans la démarche avec la confirmation, pour la première fois j’ai senti ce désir de la consécration. Mais pour moi, à l’époque, cela ne signifiait pas grand-chose. Je ne faisais pas la distinction entre consécration religieuse et engagement dans le sacerdoce. En fréquentant la paroisse et les différents prêtres qui étaient sur place, j’ai pris le temps de discuter avec eux et avec un groupe de vocation, et justement de mettre des mots sur ce que je vivais.
des Oblats, non pas directement mais auprès de certains étudiants qui avaient été au petit séminaire Par la suite, j’étais accompagné par les Jésuites. Quand j’ai passé mon bac, j’ai été invité à continuer les études plutôt que de m’engager directement. Pendant cette période, j’ai fait la connaissance dans le Nord, avec des Oblats notamment.
A travers des documents, j’ai découvert la mission oblate au Nord-Cameroun, la spiritualité oblate, la particularité pour l’évangélisation de régions où l’Evangile n’était pas encore annoncé.
Comment cette « démarche de réappropriation de la foi » s'est-elle traduite concrètement ?
J’ai été baptisé bébé. Même la démarche de ma première communion, je peux dire que c’était dans "l'air du temp";j’allais avec les copains au quartier, je suivais ce que tout le monde faisait sans mettre d’engagement ou vraiment m’interroger personnellement.
Une fois au lycée, avec la démarche pour la confirmation, je me suis posé des questions, je peux dire, existentielles, savoir ce que je ferais de ma vie. C’est là que j’ai commencé à porter plus d’intérêt à tout ce qui concernait la religion. C’est là que j’ai fait pour la première fois une démarche vraiment personnelle.
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