


2.000 familles ont occupé un terrain vague. Près de chez nous. Ils viennent d’un peu partout : de Sumaré, de Campinas, de Hortolândia. Ils n’ont pas de maison, ou ils doivent payer un loyer, ou ils sont chez les parents ou les beaux parents. Ils campent.
Il y a aussi des petits malins qui veulent en profiter !
Un italien, qui se dit propriétaire de ce terrain, appelle la police pour les chasser. Pour ne pas être victime de la violence, ils se retirent le 10 décembre, anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ! Mais un avocat dit que ce propriétaire n’a pas de titre de propriété. Ils reviennent et occupent de nouveau. Le maire a fourni des machines pour détruire les baraques. Ils recommencent á zéro.
Les oblats et futurs oblats sont aux cotés de ces familles. Manoel, avec sa chemise rouge est l’un des nôtres. Il nous faut préparer ces jeunes missionnaires á luter pour la Justice, sans laquelle il ne peut y a avoir de PAIX.
Le secrétaire de Mairie nous a dit que, seulement pour Sumaré, ville de 250.000 habitants, il y a 20.000 familles sans logement !!!
Le manque de logement au Brésil est très grave. Même si la situation s’est un peu améliorée, le journal d’aujourd‘hui dit qu’il faudrait construire encore plus de 7 millions de maisons !
L’année se termine. Les jeunes sont en vacances jusqu’au 3 février. Je profite de cette solitude pour faire un peu le bilan.
En 2009, 9 jeunes vont faire leur troisième année de philosophie, 1 la deuxième, car l’un des deux est retourné chez lui, et 3, qui ont fait une année d’expérience à Belém, ont passé leur bac/vestibular et ont été admis en première année.
Les études secondaires sont très, très faibles, et, en première année d'université – PUC – les jeunes ont beaucoup de mal á suivre. Mais en deuxième année ils ont déjà acquis une expérience qui leur permet d’être á l’aise. Nous combattons l’individualisme et nous sommes parvenus à maintenir une vie de communauté très fraternelle et solidaire.
Nous avons, pour nous aider, une religieuse très compétente en psychologie qui vient deux fois par mois, pour un accompagnement personnel ou de groupe. Un Père Oblat et une autre religieuse nous aident pour la vie spirituelle. Nous sommes très soucieux de créer une habitude de prière personnelle. Si nous voulons aller où sont les plus pauvres, dans des situations de risque, nous devons avoir une spiritualité très forte, sinon les missionnaires, devant tant de misères et de souffrances, ne tiendront pas le coup. Ils ont fait beaucoup de progrès cette année.
Et en fins de semaine, ils essaient de réaliser un travail pastoral/missionnaire.
Il y aurait encore beaucoup à faire. Mais à travers de ces initiatives pastorales missionnaires, nous aidons ces futurs oblats à développer leur vocation missionnaire oblate auprès des plus pauvres, au service de la Justice et de la Paix, et pour l’évangélisation des peuples.
Je compte me rendre en France du 3 août au 3 septembre. On aura le temps d’en reparler.
En janvier je vais me rendre dans l’État du Pará pour trois rencontres ;
Je compte sur vos prières pour que tout se passe bien. J’ai eu la joie d’avoir la visite de Raphaëlle de Germiny qui a passé quelques heures avec moi a Sumaré. En quarante ans de Brésil c’est la première visite de famille !!!
Bonne année à tous