Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Ils viennent de nous quitter...

  1. Arsène Perbost (1929-2018)


A N.D. de Lumières en 2013

Arsène est né à Viviers, c’était un ardéchois pur sucre ! Il aimait parler le provençal, à l’instar du Fondateur ; je crois qu’il fut le dernier oblat à pouvoir s’exprimer en « fluent » provençal.

Quatrième d’une famille de 5 enfants, Arsène a eu une enfance difficile : un papa facteur rural qui faisait des tournées à pied de 28 kms, où parfois ses garçons l’accompagnaient. Il mourra à la tâche. Sa mère, veuve à 40 ans, trouva de l’emploi dans un hôpital.

Après Lyon à la « franco », Lumière, puis Solignac où le tandem Arsène-Blaise (André Pascal) réjouissait fort nos « cafés », Arsène eut plusieurs obédiences, toujours en France. D’ailleurs il portrait haut la bannière des « missionnaires en France » face à la marée des « missionnaires ad extra »…. Il fut d’abord à Talence, où son engagement dans la JOC le marqua pour la vie. Puis Casteljaloux de 57 à 67, Ajaccio jusqu’en 1973. Ce fit ensuite de nouveau Bordeaux, et Vitrolles avec Maxime Chaigne. De 1994 à 2001, il fut curé de la paroisse St Paul à Aix en Provence.

De 2004 à 2010, il fait partie de l’équipe des oblats à la Rose (Marseille), avec Michel Brune. Enfin il atterrit à Ricard-Digne, mais sans se poser, occupé qu’il était au Centre Gérontologique de Montolivet et par d’autres engagements.

Arsène nous a quittés sans crier gare. Huit jours avant, il participait encore à une réunion du GREPO ; et le lendemain, je le voyais blaguer avec l’archevêque. Sa bonne humeur, son sens ultra-rapide de la répartie réjouissait notre équipe, tout en suscitant parfois quelques mouvements d’humeur ! Il aimait écrire aussi, assez poétiquement d’ailleurs. Ses écrits rejoindront les Archives.

Pour décrire Arsène, je ne puis résister à l’envie de vous livrer quelques témoignages parmi les nombreux reçus.

De Pierre Pinelli : "Il avait initié la messe des jeunes au collège Bacciochi. Sa participation au rassemblement de la JOC Paris 67 avec les jeunes de Corse avait eu un impact certain sur les chrétiens pour une Eglise dont le centre n’était plus uniquement le culte. »

De Cyril Gambini, directeur du Collège de Mazenod à Marseille : « Le P. Arsène était un homme  tourné vers les autres. Il venait régulièrement au collège pour rencontrer les élèves et participer aux Conseils d’établissement. Je me souviendrai surtout de son sourire et de son accent chantant. »

De Robert Loison (témoignage pendant les obsèques) : « Une des premières choses que nous avons partagée avec Arsène, c’est la lecture de Golias. Arsène était toujours prêt à remettre les choses en question ; pas dans un esprit négatif, mais dans une recherche de vie possible. ; Il avait un don remarquable pour conduire les réunions liturgiques, mettant la communion entre les participants. »

Nous nous souviendrons aussi de sa passion pour le chant (« Nous croyons », « Jamaï Vierge de Lumiero… »), de son harmonica, de ses vigoureux plaidoyers pour la place des laïcs dans l’Eglise, pour la Mission en France… et pour l’Ardèche !

La célébration des funérailles d’Arsène était présidée par Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille.

Christian Duriez

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