Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Vincent L'Hénoret (1921-1961)

Portrait d'un missionnaire

portrait de Vincent, bérêt basque sur la tête

À la mort de Vincent, son évêque, Mgr Étienne Loosdregt, o.m.i., dira de lui :

"Le P. Vincent était l´un des Pères qui parlait le mieux le laotien courant. Il n´était pas un intellectuel brillant, mais il a travaillé beaucoup et il y est arrivé. Je l´ai moi-même vu se lever à quatre heures du matin pour préparer sa classe de catéchisme lorsqu´il était à Nong Veng. Si nous lui avons confié Ban-Ban, coin difficile et destiné à devenir centre de district, c´est qu´il avait toute notre confiance."

D´autres ont également esquissé son portrait à l´occasion de sa mort. Dans une lettre de ses paroissiens, rédigée par un catéchiste à l´intention de sa mère et largement diffusée, on lit :

"... Quant à votre fils, quand il est arrivé jusqu´à nous, il a trouvé des difficultés ; il était loin du bien-être. Il nous a enseigné beaucoup de choses ; il nous a aidés à connaître le bon Dieu ; il nous a fait observer les vertus ; toujours il était là pour nous guérir. Il nous a fait éviter des péchés, il nous donnait la grâce de Dieu. Il cherchait à nous aider dans la vie. Il aidait les élèves ; certains étudient pour être prêtres, d´autres pour être catéchistes. Il nous aidait à chercher à manger ; il a fait en sorte que beaucoup ont du savoir..."

Soeur Jeanne-Vincent, une religieuse Thaï Deng dont il fut le Père spirituel, témoigne :

"Le Père Vincent avait du souci à cause des pratiques de ses paroissiens Thaï Deng. Il combattait les sacrifices de poulets : quand quelqu´un est malade, nos gens sacrifient un poulet aux mauvais esprits qui causent les maladies, pour les apaiser. Ma grand-mère le faisait en cachette. Le Père nous grondait quand il l´apprenait. Il rappelait aussi que ce n´est pas bien de travailler le dimanche, par exemple de décortiquer le riz. Mais là-dessus, il était moins sévère..."

À propos de sa sévérité, son cousin le Père Yvon L´Hénoret, o.m.i., explique :

"Sa sévérité était un signe : elle révélait sa préoccupation de sauver la foi des jeunes. C´est pour cela qu´il leur interdisait de participer aux fêtes bouddhistes. Dans l´esprit du temps, on tendait à protéger les jeunes par la sévérité... Il était donc sévère dans la vie pastorale, selon la mentalité du temps... Mais dans sa famille ils étaient quatorze enfants, et tous étaient pleins de joie !"

Les jugements de ses autres confrères sont également positifs : « Vincent était très proche des gens ». Jean-Marie Ollivier ajoute : « Il était bon religieux et très fraternel en communauté » ; et Mgr Alessandro Staccioli, qui le connut avant d´être évêque à Louang Prabang : « Le Père L´Hénoret était un homme très ouvert. Il racontait volontiers sa vie et les petites aventures de son poste de mission. »

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