

par Serge LERAY, chancelier diocésain, février 2010
Le 27 février dernier Monseigneur Jean-Paul James a déclaré achevé le procès informatif en vue de la canonisation des présumés martyrs du Laos.
Il y a eu bien sûr le côté formel d’une telle clôture : prestation de serment des membres du tribunal, du courrier, qui a transmis les actes à la Nonciature apostolique, apposition du sceau de l’évêque sur les boîtes contenant les documents (plus de 4000 pages).
Il y a eu les interventions, qui ont redit le sens d’une telle célébration :

Le père Jacques, postulateur de la cause au nom des évêques du Laos, a redit l’importance pour cette Église de pouvoir célébrer quelques-uns de ses aînés dans la foi. Il s’est fait l’écho de proches de tel ou tel des présumés martyrs laotiens. Il a enfin exprimé les remerciements pour le travail accompli tant par le tribunal que par la commission historique. Le président de la Commission, Monsieur Marcel Launay, avait rappelé la complexité des événements au Laos et la nécessité de ne pas oublier le contexte de la mission et de la mort des présumés martyrs.
À cette célébration de clôture participaient des membres des familles des présumés martyrs, plus proches de chez nous, le père Malo, le père Tenaud, le père L’Hénoret, le père Leroy, le père Denis. Parmi ces membres, une sœur du père Denis, une sœur du père Leroy et une sœur du père L’Hénoret. Leur présence nous rappelait combien ces familles étaient partie prenante de la mission de leurs frères, oncles, cousins.
Était également présent le père Jean-Baptiste Etcharren, supérieur général des Missions Étrangères de Paris. Le supérieur provincial des Oblats de Marie Immaculée n’avait
pu nous rejoindre. Quelle va être la suite de la procédure ? Les 12 boites de documents vont être transmises à la Congrégation pour la Cause des Saints, à Rome. Dans quelques
jours,
ces boites seront ouvertes et ensuite le dossier travaillé par la congrégation. Cela prendra des mois et des années, les causes en attente sont nombreuses.
Si le martyre est reconnu par le Saint Père, alors la voie de la béatification sera ouverte.
Nous souhaitons qu’il en soit ainsi parce que nous savons l’importance d’une telle démarche pour l’Église au Laos. Et nous restons en communion profonde avec ces sœurs
et frères catholiques, toujours dans une situation précaire.
Serge LERAY, chancelier diocésain, février 2010