

François Bousso naquit en 1881 entre Redon et Ploermel, dans la paroisse de Saint-Congard. Il rentra chez les Oblats après être passé par le grand séminaire de Vannes. L'époque était aux expulsions et durant l'année 1903-1904, il termina au Bestin, en Belgique, un noviciat commencé à Angers : profession perpétuelle, scolasticat de Liège... Il fut ordonné prêtre en mars 1905 et embarqua, le mois suivant, pour les missions du Mackenzie, en compagnie de Mgr Breynat.
Il fut alors envoyé à Résolution, au sud-est du Grand Lac des Esclaves, où il apprit le Montagnais, une langue amérindienne. Trois ans plus tard, il rejoignit la mission Ste Anne, à l'embouchure de la Rivière-au-Foin. Un an plus tard, il gagnait la mission de Fort Raë. Son travail dans la région, avec son confrère le P. Duport, leur vaudront de laisser leur nom à deux petites rivières qui déversent leurs eaux dans le bras septentrional du Grand Lac de Esclaves.
A l'été 1915, il revint à Rivière-au-Foin jusqu'en 1923. Pour raisons de santé, son évêque, Mgr Breynat, lui demanda de rentrer en France.
Nous reproduisons la fiche établie par M. Jacques Vico, disponible sur le site "Mémoire et Espoirs de la Résistance. Association des Amis de la Fondation de la résistance.
Dès le début de la guerre l'Abbé BOUSSO exprime sa générosité et sa solidarité en accueillant des réfugiés du Havre au presbytère. Dès l’arrivée des troupes allemandes en Juin 1940 :
Une trahison provoquera son arrestation. Il est fusillé, avec ses compagnons d'Ouilly-le-Tesson - de Saint-Sylvain le 6 Juin 1944 à la Prison de Caen.
Cet homme incarne l'Esprit et les Valeurs de la Résistance, générosité, solidarité, refus de la présence de l'ennemi, refus de la collaboration, refus de Vichy et du nazisme. Il s'engage dans le combat pour la liberté, la démocratie et les valeurs spirituelles.
D'autres membres du Groupe d'Ouilly-le-Tesson révèlent cet Esprit et ces Valeurs.

"J'ai entendu d'un scolastique qui le tenait directement du Père Tassel, que le Père François Bousso avait pris beaucoup de risques en dissimulant dans son harmonium des messages destinés à la résistance."
(Jean Guéguen)
"Membres du réseau Cahors-Asturie, deux jeunes sont porteurs d'un poste-radio émetteur que le Père Bousso va aider à installer dans le clocher de l'église, située à deux pas du café. L'endroit convient parfaitement pour transmettre à Londres des renseignements sur les unités et défenses allemandes installées dans la région"
extrait du livre de Gérard Fournier
"Si près de la liberté..."