2- "Ils parlent la langue des gens et vivent avec eux"
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Tu viens d'un diocèse tchadien, Mundu, où les Oblats ne sont pas présents. Comment as-tu été amené à les connaître ?

En 3ème, je me souviens qu'on avait des échanges de culture générale. Chaque groupe devait présenter quelque chose. Notre groupe, chargé de l'histoire des religions, m'avait demandé de faire une présentation et j'avais pensé parlé de congrégations religieuses qui n'étaient pas présentes dans notre diocèse. C'est comme ça que j'ai été amené à m'intéresser aux Oblats qui étaient présents dans un diocèse voisin, Pala ! Pour cela, je suis parti voir une religieuse canadienne. Connaissant les Oblats, elle m'a aidé dans mon exposé et m'a dit : « Si tu veux, je te mettrai en contacta vec un Oblat à Garoua, François Carpentier.

Ton premier contact avec les Oblats a donc été un travail scolaire ?

Oui...

Te rappelles-tu ce qui t'a frappé chez eux à ce moment-là ?

J'avais 16 ans. Ce qui m'a marqué, c'était de voir que c'était une congrégation missionnaire proche des pauvres, présents dans les villages, et surtout qui faisait l'effort de parler la langue des gens et de vivre avec eux ! On en voyait creuser des puits, créer des dispensaires. Ce volet social a été important pour moi ! Au niveau du Cameroun, on parlait de la chefferie de Ray Bouba qui maltraitait les gens ; les Oblats aidaient la population à s'organiser.

Et cela t'a suffisamment mis en éveil pour vouloir en savoir plus ?

Oui, ce volet social : dans ma famille, durant les années de sècheresse, je me rappelle que pendant la soudure, il y a beaucoup de gens qui venaient ; et ma maman essayaient de partager, de leur donner du mil à manger. Et donc, pour moi, de voir que les Oblats s'occupaient aussi de cela, cela rejoignait un peu ce qui m'habite.

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