C’était le 11 février, il y a 150 ans : le début des apparitions à Lourdes ! Une année jubilaire à vivre. Après trois ans de travail auprès des jeunes à Lourdes, et grâce à eux, voici mon partage à propos de Marie, Bernadette et les malades. Une occasion pour se préparer aux quatre événements importants en ce  mois de février : Carême, Notre Dame de Lourdes, Journée mondiales des malades et Ste Bernadette.     

Les « souffrances-maladies »
et les « guérisons-miracles » des jeunes à Lourdes
             

  • Ma première fois et les différents séjours à Lourdes

            C’était l’été 1991, quand j'ai eu la chance d’aller à Lourdes, pour la première fois. C’était juste après deux années de stage passées avec les missionnaires oblats de Marie Immaculée (OMI) dans l'extrême nord du Cameroun, au sein de l'ethnie Mafa (diocèse de Maroua-Mokolo). Ce fut pour moi une occasion de remercier Marie pour tout ce que j'avais vécu, surtout avec les enfants des rues et les lépreux.
            Lorsque je suis arrivé à Lourdes, j'ai tout de suite perçu cet endroit comme un lieu privilégié pour la rencontre avec Dieu et avec les autres, une terre de partage. La phrase-clé était tout un programme de vie : « Vivre c'est partager ! »
Chaque été, de 1991 à 1994, je suis revenu à Lourdes comme scolastique et bénévole auprès des jeunes. Cette expérience, au milieu des jeunes du monde entier, a marqué quatre étapes importantes de ma vie de chrétien et de religieux : la relecture du stage au Cameroun, la profession perpétuelle chez les missionnaires OMI, le diaconat auprès des malades atteints du SIDA et enfin le sacerdoce et le départ pour le Sénégal. Chaque étape a été accompagnée par une grâce particulière de Marie et par le message révélé à sainte Bernadette. 
            Ensuite pendant six ans j’ai vécu plongé dans la mission au Sénégal, parmi le peuple Seereer et servi 40 petits villages dispersés dans la savane. Un travail d'évangélisation sans doute fascinant, mais qui n'a pas toujours été facile.
            En avril 2000 me voici à nouveau à Lourdes. Que de changements, et à tous les niveaux ! Appelé à répondre à ce nouvel appel de Dieu en me mettant au service de la pastorale internationale des jeunes « Service Jeunes et Village des Jeunes » qui viennent en pèlerinage de toute l'Europe et du monde entier.
            Il est magnifique d’y vivre la mission oblate où nous avons la chance d’accompagner une foule de jeunes de tous les coins du monde, de toutes langues, races, couleurs et de différents parcours de foi. C’est touchant de voir des milliers de jeunes qui viennent avec un seul désir : vivre une expérience de vie fraternelle, en se mettant concrètement au service des jeunes pèlerins.
             

  • A la découverte des jeunes

            La réalité du bénévolat de la jeunesse permet d’échanger avec eux nos idées et notre manière de vivre la foi. C’est passionnant et enthousiasmant de découvrir ces jeunes qui veulent servir les malades et, par cette solidarité, redonner un sens à leur vie et enfin rechercher Dieu. Cette démarche est possible si nous leur donnons de notre temps et surtout notre écoute, car tout d’abord ils aiment être écoutés et non être jugés.
            En tant que missionnaires nous sommes très sollicités, donc je n’hésite pas à répondre en témoignant, à la fois, de mon expérience à Lourdes et de celle de la mission « Ad Gentes ». C’est la force du charisme missionnaire qui m’a aidé à concilier le travail auprès des jeunes qui passent à Lourdes et à « poursuivre » en quelque sorte ma mission du Sénégal.
Nous aidons les jeunes à vivre cette forte expérience qu’offre Lourdes pour qu’ils prolongent ensuite cette action en s’ouvrant à toute l’humanité, car partout nous pouvons et nous devons la vivre envers Dieu et notre prochain.
Pendant deux années scolaires (2001-02 et 2002-03), l’évêque de Lourdes a demandé aux oblats d’accompagner les jeunes de « L’Ecole de l’Evangile ». Vivre en communauté, avec des jeunes garçons et filles, pendant neuf mois et malgré nos différents parcours. Partager et faire grandir notre foi chrétienne ; cheminer avec eux pour découvrir nos vocations respectives.
 

  • Servir nos frères et nos sœurs malades

            La plupart des jeunes, lorsqu’ils demandent quelles sont les démarches à accomplir pour venir à Lourdes, ajoutent aussitôt qu’ils désirent aider, autrement dit, se mettre au service des malades. Ce qui les pousse à faire ce pas, on pourrait dire, c’est tout d’abord un geste de solidarité vers ceux qui souffrent. Le contact avec ces frères et sœurs qui connaissent la souffrance, au fur et à mesure que les jours passent, change le regard des jeunes vis-à-vis de la vie. C’est la phase de la relecture - ils ont besoin de prendre du recul, de trouver des repères - dans laquelle ils s’interrogent. La mise en question donc est inévitable. Si le premier pas était d’aller vers les autres, le deuxième pas est celui de découvrir soi-même : le travail intérieur devient grand et donc l’exigence d’aller en profondeur sera engageante. Le troisième moment enfin c’est de reconnaître qu’il y a un Dieu quelque part et donc certains d’entre eux - après avoir toujours nié, rejeté ou refusé, soi-disant athée ou incroyant - découvrent ce que l’on appelle foi, et d’autres par contre redécouvrent leur foi jusque là endormie ou abandonnée. Servir les autres d’abord, pour ensuite se découvrir soi-même et enfin s’approcher de Dieu.
J’ai toujours considéré ce triple passage comme un des miracles au quotidien qui a bien sûr son début à Lourdes, mais qui se réalise ailleurs, c’est-à-dire dans l’après-Lourdes lorsqu’on retrouve son propre milieu de vie habituel. Il s’agira de continuer à vivre l’expérience forte de découverte de soi-même, des autres et de Dieu, que Lourdes offre et propose, là où nous vivons : voilà le grand défi pour tout pèlerin, tous âges confondus, venant à Lourdes, et cela n’est ni simple ni évident !
 

  • A Lourdes : les signes parlent…

 
            Le symposium organisé autour du thème pastoral 2003 « Un peuple de toutes les nations » nous donnait l’occasion de réfléchir à propos de « Comment diverses cultures disent-elles à leur façon les signes de Lourdes ? ». Dans mon intervention « Lourdes, carrefour de fraternité et de solidarité » j’ai témoigné de mon travail, fait au Service-Jeunes pendant trois saisons, auprès des jeunes européens et de ceux du monde entier pèlerins à Lourdes.
            Quoi que l’on dise des jeunes d’aujourd’hui, lorsqu’ils sont à Lourdes, ils sont chez eux et le montrent sans complexe : joie de vivre, éclats de rire, guitare et chants improvisés, mais ils sont généreux et toujours prêts à donner un coup de main aussi. Souvent je les questionne : « Quels sont les signes qui vous parlent le plus ? ». Parmi leurs réponses, le point principal concerne les malades. Face aux malades spontanément nous remercions Dieu d’être en bonne santé et prions aussi pour eux. La sérénité, la paix et leur manière de prier nous bouleverse et donc nous nous posons cette question : « Pourquoi je me plains tout le temps et pour n’importe quoi ? ». Nous apprenons à relativiser et à minimiser tout et surtout nos soucis, peurs ou préoccupations.
            Souvent les adultes pensent que les jeunes sont distraits ou indifférents, et pourtant ils remarquent tout ce qui se passe autour et sont très sensibles. Je leur disais souvent : « A Lourdes il y a beaucoup de personnes qui sont assises dans un fauteuil roulant ou allongées sur un brancard, mais elles sont souvent debout dans la foi. Il y en a beaucoup plus qui sont debout sur leurs fortes jambes, mais qui souvent, hélas, sont immobiles dans la foi ».
            Lors de mon deuxième séjour au Sénégal (2003-2006), j’ai voulu approfondir le thème pastoral 2005 de Lourdes : « Venez à moi, vous tous qui peinez ! », suite au colloque « Guérir ». Quand j’entends parler des pèlerins malades et des pèlerins bien-portants, j’avoue que ça me gêne énormément. Dans les différentes rencontres et causeries avec les jeunes, je leur disais franchement qu’à mon avis nous tous, nous sommes « malades » quelque part, sans vouloir pour autant les offenser ou les discriminer. Qui de nous n’est pas malade quelque part en nous-même ? Qui de nous n’a pas besoin de guérir de quelque chose ou de s’en sortir de quelque situation ? Nous tous, à la fois, nous sommes malades quelque part et en quête de guérison, soit-elle physique et/ou intérieure.
            Laissons-nous toucher par le langage, les mots, les confidences et surtout par le partage, j’oserais dire, à cœur ouvert de cette « jeunesse du monde » lors de leur pèlerinage et surtout lors de leur après-Lourdes. C’est une manière de découvrir leurs « souffrances-maladies » et de toucher aussi leurs « guérisons-miracles » qui sont nettement plus nombreuses que les premières.                     

  • Les « souffrances-maladies » des jeunes

Faire ressortir quatre émotions : la colère, la tristesse, la peur et le regret.
Faire le "deuil" de mon passé.
Je suis un peu timide.
Je n’arrive pas à donner un sens à ma vie.
Je crois que personne ne pourra soulager jamais ma douleur.
Je n’en peux plus de me cacher derrière une fausse tranquillité.
Ma situation familiale risque de toucher le fond… Oui, c’est ça !
Je me rends compte davantage qu’il n'y a pas de place pour moi.
J’en ai marre de me retrouver dans les mêmes fautes.
J’ai du mal car je ne deviens pas meilleure.
Je me sens un peu perdue parce que je ne trouve pas ma place.
Je n'avance pas du tout, je n'ai pas le courage et la force de faire autrement.
C’est très lourd ce que j’ai vécu et  j'ai honte de ce poids.
Je fais croire aux autres que je vis selon l’Evangile sans que cela soit vrai.
La vie est dure et j'ai du mal à voir du positif dans les drames du quotidien.
Je suis plutôt triste ces temps-ci, je déprime souvent.
Je m’ennuie dans la vie, je suis insatisfait et j’ai l’impression qu’elle n’a pas de but. J’en ai ras-le-bol de tout ça…!
Je souffre parce que je refoule tout en moi-même.
Je ne m’accepte pas par peur d’extérioriser mes sentiments.

Je n’arrive pas à faire tomber certains masques.

  • Les « guérisons-miracles » des jeunes

Je vis mieux mon présent et je me suis décidée à continuer.
Le pèlerinage m’a permis de m'épanouir et de mûrir autant sur le plan spirituel, religieux, que sur le plan relationnel.
Je ne me suis jamais sentie aussi bien en si peu de temps avec des gens que je ne connaissais pas du tout ! Bref, durant cette période j'ai beaucoup appris à connaître les autres, à vivre avec eux et à partager avec eux.
J'ai découvert ou plutôt redécouvert Dieu. Enfin ce n'est pas exactement çà car je n'avais jamais « perdu » la foi, mais à Lourdes j'ai découvert Dieu ...d'une autre façon et plus profondément je crois.
En rentrant de Lourdes j'avais vraiment ressenti très fortement un manque, disons, d'enthousiasme que j'avais vraiment apprécié dans les différentes célébrations. Bref, je n'ai pas envie de me décourager, enfin ce n'est même pas une question de courage ou non, mais évidemment revenu chez nous ce n'est plus pareil ! Je n'ai pas envie de laisser cette transformation que j'ai vécue à Lourdes sans suite.
Tout au long du séjour et du travail effectué (l’accueil des pèlerins), des différents événements, j’ai surtout découvert l’amitié et le partage. Une amitié et un partage sans condition, qu’on donne sans compter. Alors moi aussi j’ai essayé de donner sans compter : c’était formidable ! Que ce soit avec les pèlerins pour les informer, les aider et les accompagner dans une démarche, notamment aux piscines, mais aussi avec des nombreux jeunes. J’ai vécu ainsi une expérience extraordinairement riche et, quand vient le moment de repartir alors, comme tous les autres, je me dis que moi aussi je reviendrai à Lourdes l’été prochain !
Dieu merci ! On ne vient pas à Lourdes par hasard : je sais que j'avais beaucoup de choses à consolider.
En revenant de Lourdes, je me sentais forte, tranquille et prête à agir. Maintenant je ne peux qu'essayer de reconstruire le silence pour pouvoir réfléchir, de recréer le calme de la montagne de Lourdes et recommencer, recommencer chaque jour. J'ai découvert une nouvelle source de force. A vrai dire, elle n'est pas nouvelle, mais ce n'est que depuis quelques jours que j'en ai conscience : chaque matin je trouve une ou des personnes ou une intention pour qui ou pour laquelle j'offre tout dans la journée, comme une prière. Cela me donne de la patience pour supporter les moments durs et pour aimer plus. Je suis encore très petite dans la pratique, mais je ne perds pas l'espérance de grandir petit à petit dans l'amour.
Je ne crois pas avoir jamais parlé avec toi du profond bouleversement qu'a provoqué chez moi ce court séjour à Lourdes. Dans ce monde qui va toujours trop vite, il est indispensable de trouver des espaces de paix, de réconfort et de sérénité. Tout est réuni là‑bas et bien plus encore et je comprends tous ces pèlerins qui se pressent à Massabielle pour faire grandir leur foi.
Tu sais quand je t'ai accompagné à la gare à 4h00 du matin pour reconduire les bénévoles polonais ...je me sentais utile, parce que je savais que ma présence leur était précieuse. Je voudrais qu'il y ait plus de 4h00 du matin dans ma vie.
Comme l'année dernière, j'étais encore une fois très heureuse à Lourdes ! Pour moi, c'est un lieu de tranquillité et de réflexion, j'en profite chaque fois quand je viens !
Je ne vous remercierai jamais assez de nous avoir proposé ce service aux piscines, auprès des malades car, depuis l'année dernière, je ne crois plus au hasard et si ce service m'est tombé dessus, ce n'est pas par hasard aussi, mais je suis sûre que c'est la Vierge qui a mis cet espoir en moi pour que je sois plus forte et pour moi et aussi pour que je puisse apporter quelque chose aux personnes qui se sont confiées à moi, pour que je puisse continuer et finir ma session avec joie et amour …et ça a marché !
Nous sommes arrivés à la maison mercredi nuit, il y a une semaine. J'ai encore  dans l'esprit et dans le cœur ces lieux merveilleux, le climat haut de prière, ce silence qu'il te va droit au cœur et il t'interroge, la souffrance des nombreux malades, la foi, l'espoir... Dans un coin de la Grotte nous y avons laissé un morceau des nos cœurs ! Ça été une très belle et forte expérience !
Je suis ravie de mon séjour à Lourdes, le pèlerinage m'a fait beaucoup de bien. Le contact avec les personnes malades ou âgées a été très bon et très enrichissant, de nombreux liens se sont tissés. Je n'avais absolument pas envie de partir, j'avais l'impression de n'avoir pas eu assez de temps. J'espère pouvoir revenir l'année prochaine en tant que hospitalière. Ça m'a fait plaisir : Lourdes est vraiment un lieu où j'aime venir, il y a quelque chose de très fort là‑bas.
L'année à peine finie a été une année dans laquelle je me suis très rapprochée de Dieu, à tel point que maintenant je fais la catéchèse à des enfants qui feront la première communion. Beaucoup de tout cela, je le dois aussi à Lourdes qui m’a vraiment beaucoup donné. Je crois de plus en plus que l'expérience de Lourdes m'a changée.
C’était très beau de voir certains jeunes garçons, parmi « les plus durs » du point de vue de la foi, après un moment de service à Lourdes, se retourner spontanément vers la basilique et rester en prière silencieuse pour cinq minutes avant de quitter l'Esplanade. Nous avons découvert nous-mêmes, les autres et Dieu.

  • Le secret de la jeune Bernadette

            Comme tout jeune, aussi Bernadette a vécu cette forte expérience de foi, mais elle l’a su vivre, même lorsqu’elle n’était plus à Lourdes, et tout au long de ses 13 ans de vie dans le couvent à Nevers. Une fois quitté Lourdes, elle n’y mettra plus pieds, mais elle continuera à la vivre dans son cœur car Lourdes et la découverte de Dieu par Marie font partie désormais de sa propre vie.
            C’est vraiment extraordinaire son exemple de vie d’adolescente, de jeune fille et de jeune religieuse. Combien d’épreuves, de souffrances et de maladies a dû endurer…? A un moment donné, avec sa famille, elle se retrouve dans la pauvreté, pas de maison, sans la possibilité d’aller ni à l’école ni au catéchisme, atteinte par le fléau du cholera qui fait du ravage, son état de santé toujours fragile, interdiction, à cause de son asthme chronique, d’aller à la grotte, à ses rendez-vous d’Amour… mais elle y tient coûte que coûte car elle a dit « oui ».
            Toute sa vie durant, pas si longue d’ailleurs, la jeune Bernadette a su conjuguer à la fois le verbe souffrir et le verbe offrir, et vice-versa. Elle a su traduire son souffrir en offrande et ainsi, par Marie, offrir sa souffrance à Dieu. « Ma bonne Mère, faites que je prouve comme vous mon amour à Jésus dans l’acceptation de tout ce qu’il lui plaira de m’envoyer ». « Je ne suis bonne à rien. Ma prière est ma seule arme. Je ne peux que prier et souffrir ».
            Depuis Lourdes jusqu’à Nevers, Bernadette a su, à la fois, souffrir et s’offrir. « Tout souffrir de la part des créatures pour plaire à Jésus, c’est aimer. Tout souffrir en silence pour plaire à Jésus, c’est aimer ». C’est surprenant et merveilleux qu’à l’infirmerie Sainte-Croix, dans le couvent de Saint-Gildard à Nevers, juste à la place du lit de souffrance de Bernadette on y trouve l’autel de l’offrande par excellence. Le Christ s’est offert le jeudi saint, a souffert le lendemain pour s’offrir définitivement sur la croix. On comprend davantage ce que Bernadette écrivait le 21 septembre 1876 : « Je suis plus heureuse sur mon lit avec mon Christ qu’une reine sur son trône ».
            Pour Bernadette ce binôme « souffrir-offrir » a été possible car l’Amour en était le véritable dénominateur commun. L’Amour c’est le leitmotiv de son riche carnet de notes intimes-spirituelles : « Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant. Celui qui aime fait tout sans peine ou bien sa peine, il l’aime ». « Il faut aimer sans mesure et se dévouer sans compter ».
            « Oui, mon Dieu, oui. En tout et partout, oui ». Oui, c’est la recherche, sans cesse, de ce pur Amour le vrai secret de la jeune Bernadette qui aboutira à la perfection et à la sainteté de vie. Son message est encore valable aujourd’hui pour tout jeune et pour tous les jeunes de cœur en quête de Dieu.

Conclusion

            Chaque année à Lourdes, selon les statistiques officielles, environ six millions de pèlerins viennent en pèlerinage, y compris des milliers de personnes malades. On peut bien constater que cette foule de pèlerins qui composent le peuple de Dieu, de toute langue et couleur est assoiffée de Dieu et désire grandir dans la foi en souhaitant la plupart du temps être accompagnée.
Le véritable miracle à Lourdes, c’est la découverte ou la redécouverte de la miséricorde de Dieu, la paix que ce lieu d’intense prière laisse dans les cœurs des hommes. C’est une terre bénie qui donne aux pèlerins la paix, relance l’espérance et la foi.
Lourdes est certainement la cité de l’accueil et de la charité. Il suffit surtout de penser aux forts témoignages offerts par des milliers de bénévoles qui chaque jour se mettent au service des personnes malades ou aux nombreux jeunes bénévoles du monde entier au service des jeunes qui viennent en pèlerinage à Lourdes.
            Par le sacrement de la réconciliation, la célébration eucharistique et les différents moments de prière, les pèlerins ont l’opportunité d’accueillir en profondeur la grâce du Christ.
Combien de véritables conversions ? Combien de renouvellements de vie ? Combien de redécouvertes de foi ? Combien de miracles ? Combien de guérisons ?
Dieu seul le sait, avec Marie, sa Mère et aussi notre Mère à tous : l’Immaculée.

p. Alfonso Bartolotta omi
Service Cap Mission – Diocèse de Lyon

Tél. 04.72.38.68.96
E-mail : capmission@jeunes-lyon.cef.fr

 

* Extrait de l’article « Souffrances et guérisons des jeunes à Lourdes » publié dans la revue « Vie Oblate Life », 65 (2006), p. 75-88f